• Antoine-Rémy Polonceau (1778-1847) : un homme libre
Antoine-Rémy Polonceau (1778-1847) : un homme libre

Antoine-Rémy Polonceau (1778-1847) : un homme libre

Né en 1778, A.-R. Polonceau a appartenu aux générations pour lesquelles l'accession de Bonaparte au pouvoir et la premiè re révolution industrielle ont ouvert de multiples voies d'action. Formé dans les meilleurs lieux d'enseignement, la toute nouvelle Ecole polytechnique, puis celle de Ponts et chaussées, haut fonctionnaire aux larges responsabilités, il a multiplié, hors de sa compétence initiale et de son propre chef, expériences et initiatives les plus innovantes, dont la création en 1826 de l'Institution royale agronomique de Grignon, l'érection en 1834 d'un remarquable pont fixe en fonte, le premier véritablement en France, celui du Carrousel, et, un peu plus tard, le tracé de certaines des premières voies de chemins de fer, de Paris vers Versailles par la rive gauche, puis vers Rouen et, enfin, vers Dijon. Cet esprit animé par une confiance sans faille en un progrès toujours possible s'est aussi intéressé à l'irrigation, à l'élevage, à la gestion des voies d'eau, canaux ou rivières, au tracé et à l'entretien des routes et à la formation des maîtres. Dans cette période de foisonnement scientifique et de fortes mutations économiques et sociales, cet homme rigoureux et méthodique, éclectique et perpétuellement inventif a manifesté sa grande liberté d'esprit, en n'hésitant jamais à prendre les risques qu'il jugeait nécessaires, même s'il en pavait le prix par un relatif isolement jusqu'à la fin de sa vie, en 1847. Membre actif de diverses sociétés savantes, il a toujours voulu par l'écriture, la parole, le dépôt de brevets, partager ses idées et les rendre accessibles à ses contemporains. Retracer son parcours devrait contribuer à rendre justice à sa créativité en évoquant certaines de ses réalisations qui ont perduré, sous d'autres formes bien évidemment, jusqu'à nos jours. Denis Hannotin, ingénieur attentif aux avancées scientifiques du XIXe siècle, en particulier aux questions relatives à la chirurgie, a, grâce à son activité professionnelle, l'occasion de s'interroger sur les contraintes et les enjeux de la formation, initiale et continue, dans différents domaines techniques. Christine Moissinac, historienne de formation, associée dans une agence d'urbanisme, initiatrice d'un département de génie urbain en 1990 à l'université Paris-Est Marne-la-Vallée, a été amenée a réfléchir sur tous les éléments qui peuvent participer au développement économique et social et à l'amélioration de la vie quotidienne, en menant des recherches sur l'histoire des sciences et les processus d'innovation. Voir la suite

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  • Presses De L'ecole Nationale Des Ponts Et Chaussees

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